Islam

Hulm

Le rêve troublant, vu comme né des chuchotements de Satan plutôt que comme un message.

Le hulm, au pluriel ahlam, est dans la tradition islamique un rêve mauvais ou confus. Selon une tradition connue, le Prophète a dit : le bon rêve, la ru'ya, vient de Dieu, et le hulm vient de Satan. Cette distinction détermine la façon dont les musulmans traitent un cauchemar.

Outre la ru'ya et le hulm, les savants classiques connaissent une troisième sorte, le hadith an-nafs : les rêves nés de ce qui occupe l'âme pendant la journée. Selon eux, beaucoup de mauvais rêves appartiennent en réalité à ce groupe. Un rêve d'examen raté, après une semaine de révisions, est alors surtout la tension de la journée.

Pour un hulm, la tradition donne une consigne simple. Qui rêve de quelque chose qu'il n'aime pas crache légèrement trois fois à sa gauche, cherche trois fois refuge auprès de Dieu contre Satan et contre le mal du rêve, se retourne sur l'autre côté, et ne raconte le rêve à personne. Le rêve ne peut alors pas lui nuire. Certaines traditions ajoutent qu'il peut se lever et prier.

Cette consigne est étonnamment rassurante. Un mauvais rêve n'est ni interprété ni amplifié, mais laissé partir. La tradition déconseille même de raconter ses cauchemars, car selon elle un rêve suit l'interprétation qu'on lui donne.

Les interprètes classiques conseillent aussi de suivre la sunna avant de dormir : faire ses ablutions, se coucher sur le côté droit et réciter les invocations et versets connus pour le sommeil.

Un hulm ne dit donc rien de la bonté ou de la méchanceté de quelqu'un. Les croyants aussi font de mauvais rêves. Ce qui compte, c'est la façon d'y répondre. Sur Dreamkin, les lectures islamiques des mauvais rêves se terminent donc par cette consigne.

Termes liés