Hindouisme

Atman

Le vrai soi, immortel, dans l'hindouisme.

Dans l'hindouisme, l'atman est le vrai soi : le noyau immortel de chaque être, qui ne naît pas et ne meurt pas. Ce n'est ni le corps, ni les pensées, ni la personnalité, mais la conscience qui en est témoin. La Bhagavad Gita dit : les armes ne le coupent pas, le feu ne le brûle pas, l'eau ne le mouille pas.

Dans les Upanishads, et surtout dans la philosophie du Vedanta, l'une des grandes intuitions est que l'atman et le brahman, la réalité qui embrasse tout, ne font finalement qu'un. La formule connue tat tvam asi, tu es cela, le résume. Le moksha, la libération, est la réalisation de cette unité, par laquelle le cycle des renaissances, le samsara, prend fin.

Les Upanishads accordent une attention frappante aux rêves. La Mandukya Upanishad décrit quatre états de conscience : la veille, le rêve, le sommeil profond sans rêve, et turiya, le quatrième, la conscience pure qui traverse les trois autres. Dans l'état de rêve, selon la Brihadaranyaka Upanishad, l'esprit crée son propre monde, avec des routes, des chars et des joies, à partir de sa propre lumière.

Pour l'interprétation des rêves, cela signifie quelque chose de particulier. Un rêve montre comment l'esprit fait des mondes, et invite à demander qui est celui qui rêve. Un rêve où l'on se voit de loin, ou où l'on remarque que l'on rêve, se lit parfois dans cette tradition comme un aperçu du témoin, le soi qui ne change pas.

Sur Dreamkin, les lectures hindoues lisent souvent les rêves sur plusieurs plans : comme une digestion d'impressions, comme un message possible, et comme une invitation à reconnaître le vrai soi derrière ce qui passe.

Qui regarde un mauvais rêve ainsi n'a pas à se laisser emporter : le rêve vient et s'en va, et le soi qui le perçoit demeure.

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