Vodou

Gede

La famille des lwa des morts, menée par Baron Samedi : l'humour à la frontière de la vie et de la mort.

Les Gede, aussi Ghede ou Guédé, sont dans le vodou haïtien la famille des lwa qui appartiennent aux morts et au cimetière. À leur tête se tient Baron Samedi, Bawon Samdi, avec son épouse Manman Brijit, qui veille sur les cimetières. La première tombe d'un nouveau cimetière, généralement celle d'un homme, est dédiée au Baron, et une croix dans le cimetière est sa place.

Les Gede sont les lwa de la frontière entre la vie et la mort, et donc aussi de la vie elle-même. Ils sont célèbres pour leur humour : cru, mordant, souvent grivois, et destiné à se moquer de l'orgueil des vivants, car tout le monde meurt. On les représente en noir et violet, avec un haut-de-forme, des lunettes de soleil auxquelles il manque un verre et un cigare. En même temps, ce sont des protecteurs des enfants et des guérisseurs : personne ne peut mourir tant que le Baron n'a pas creusé sa tombe.

Autour du 1er et du 2 novembre, la Toussaint et le jour des Morts, les Haïtiens célèbrent la Fèt Gede, la fête des Gede, avec des visites au cimetière, de la musique et des célébrations exubérantes.

Selon les pratiquants, on reconnaît les Gede en rêve au violet et au noir, aux cimetières, aux croix, à des plaisanteries à des moments inattendus ou à une silhouette en haut-de-forme. Un tel rêve se lit rarement comme une menace. Plus souvent, il parle du lien avec les morts, d'un adieu, ou de l'invitation à ne pas prendre la vie trop au sérieux.

Les Gede représentent aussi l'égalité : au cimetière, il n'y a pas de différence entre riches et pauvres, et leurs plaisanteries le rappellent à tous.

Dreamkin n'établit pas qu'un rêve vient des Gede, et ne prédit pas la mort.

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