Akan

Abosom

Les divinités akan, enfants d'Onyame, qui résident dans les rivières, les lacs et les forêts.

Les abosom (au singulier ɔbosom) sont les divinités de la tradition akan. On les comprend comme les enfants ou les messagers d'Onyame, le dieu suprême, et chacun a sa place dans le monde : une rivière, un lac, un rocher, un bosquet. Tano, la rivière et l'ɔbosom du même nom, compte parmi les plus importants. Le lac Bosomtwe et des rivières comme la Bosompra et la Bea sont liés à leurs propres abosom, et beaucoup de villes honorent un ɔbosom qui protège le lieu.

Contrairement à Onyame, les abosom sont servis dans des sanctuaires par des prêtres et des prêtresses, les akɔmfo (au singulier ɔkɔmfo). Un ɔkɔmfo est appelé à ce service, s'y forme pendant des années et peut, lors des danses du sanctuaire, être possédé par l'ɔbosom, qui parle alors à travers lui ou elle. On vient au sanctuaire avec des questions sur la santé, la famille, le travail ou un rêve troublant.

Les abosom se distinguent des ancêtres, les nsamanfo, et des suman, objets faits pour la protection. Lors d'une libation, on les nomme après Onyame et Asase Yaa.

Dans la diaspora aussi, on se souvient des abosom. Les idées akan sont arrivées au Suriname avec les personnes réduites en esclavage, et la tradition winti en garde encore des échos, par exemple dans les kromanti, dont le nom rappelle la Côte-de-l'Or.

En rêve, les abosom sont souvent associés à l'eau et à des figures vêtues de blanc. Rêver d'une rivière, de quelqu'un en tissu blanc au bord de l'eau, ou d'être appelé vers un bosquet peut se lire dans la tradition akan comme la proximité d'un ɔbosom. Ce qu'un tel rêve signifie pour une personne, un étranger ne peut pas le dire. Cela revient à la famille et, si besoin, à un ɔkɔmfo qui connaît la divinité concernée.

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