Akan

Denkyem

Symbole Adinkra du crocodile : la capacité d'adaptation.

Denkyem est le mot twi pour crocodile, et le nom d'un symbole Adinkra de la capacité d'adaptation. Le proverbe qui l'accompagne dit que le crocodile vit dans l'eau, et pourtant il respire l'air. Il appartient à deux mondes et se sent chez lui dans les deux ; c'est cette qualité que le symbole honore : savoir s'adapter aux circonstances sans perdre qui l'on est.

Le symbole montre un crocodile stylisé vu d'en haut, son long corps, ses pattes et sa queue tracés en quelques lignes fortes. Il est imprimé sur le tissu Adinkra, sculpté dans le bois et coulé dans le laiton, et apparaît souvent avec Funtunfunefu Denkyemfunefu, les deux crocodiles qui partagent un seul estomac.

Pour les Akan, le crocodile n'est pas seulement un animal dangereux. Les rivières et les lacs sont la demeure des abosom, les divinités akan, et le crocodile qui y vit est respecté ; en certains lieux, les crocodiles sont tenus pour sacrés et l'on ne doit pas leur faire de mal.

Beaucoup de Ghanéens connaissent le symbole par la vie quotidienne : il figure sur des sièges, sur des poids à peser l'or et sur les figurines de laiton qui servaient autrefois à peser la poudre d'or, où les proverbes prenaient de petites formes faciles à retenir.

En rêve, le sens Adinkra donne à une lecture akan du crocodile sa couleur propre. Un crocodile qui passe calmement de l'eau à la rive se lit souvent comme un signe d'adaptation : vous apprenez à vivre entre deux mondes, peut-être entre des cultures, des familles ou des rôles, et vous le faites bien. Un crocodile qui semble menaçant se lit avec plus de nuance qu'un simple danger : un rappel de rester vigilant tout en vous adaptant. Sur Dreamkin, le crocodile a sa propre page de symbole, où la lecture akan figure à côté de celles de la Winti, de l'hindouisme et du christianisme.

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