Bouddhisme

Dukkha

La souffrance ou l'insatisfaction, la première des quatre nobles vérités.

Dukkha est un mot pali souvent traduit par souffrance, mais il veut dire quelque chose de plus large : l'insatisfaction, le malaise, le sentiment que quelque chose ne va pas tout à fait. Selon certains interprètes, l'image derrière ce mot est celle d'une roue mal fixée sur son essieu, qui cahote à chaque tour.

Dukkha est la première des quatre nobles vérités que le Bouddha enseigna après son Éveil. La première vérité constate qu'il y a dukkha : la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort, mais aussi ne pas obtenir ce que l'on veut et être séparé de ce que l'on aime. La deuxième en nomme la cause : la soif et l'attachement. La troisième dit que dukkha peut cesser. Et la quatrième montre le chemin : le noble chemin octuple de la vue juste, de l'intention juste, de la parole juste, de l'action juste, des moyens d'existence justes, de l'effort juste, de l'attention juste et de la concentration juste.

La tradition distingue trois sortes de dukkha. La souffrance ordinaire, comme la douleur et le chagrin. La souffrance du changement : même ce qui est agréable passe. Et la souffrance la plus subtile, qui vient du fait que tout est conditionné et impermanent. Dukkha est ainsi lié à anicca, l'impermanence, et à anatta, le non-soi.

Le bouddhisme n'est pas pour autant un enseignement pessimiste. Constater dukkha, c'est comme un médecin qui pose un diagnostic : ce n'est qu'en sachant ce qui est là que l'on peut travailler à la guérison. C'est pourquoi on appelle aussi le Bouddha le grand médecin.

Dans l'interprétation des rêves, la notion de dukkha aide à regarder les mauvais rêves avec sobriété. Un rêve d'angoisse ou un rêve de perte montre ce à quoi vous vous accrochez. Ce n'est pas un verdict, mais une indication de l'endroit où la compassion et l'attention sont nécessaires. Sur Dreamkin, les lectures bouddhiques lisent les rêves dans cet esprit.

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