Judaïsme

Hatavat halom

La coutume juive de tourner un mauvais rêve vers le bien, avec trois personnes.

Hatavat halom signifie littéralement rendre un rêve bon. C'est une pratique juive pour celui qui a fait un rêve troublant, et elle remonte au Talmud, dans le traité Berakhot. L'idée derrière est qu'un rêve prend sa direction en partie de la façon dont on y répond.

Selon le Talmud, le rêveur va voir trois amis et leur dit : j'ai vu un bon rêve. Ils répondent : il est bon, qu'il soit bon, et que Dieu le tourne vers le bien. Puis ils disent ensemble une série de versets bibliques sur le retournement, la délivrance et la paix, comme : tu as changé mes lamentations en allégresse. Dans beaucoup de communautés, on le fait encore aujourd'hui, parfois avec un texte fixe du livre de prières.

Fait frappant, le rêveur n'a pas besoin de raconter le rêve. Il l'appelle un bon rêve, et ses amis expriment le souhait qu'il soit bon. Cela correspond à la sentence talmudique selon laquelle les rêves suivent la bouche : l'interprétation qu'un rêve reçoit détermine en partie son issue. La pratique ne vise donc pas une interprétation anxieuse, mais la bénédiction.

La tradition juive connaît aussi le jeûne après un rêve pesant, le taanit halom, et une courte prière pendant la bénédiction sacerdotale à la synagogue, où l'on demande à Dieu de tourner tous ses rêves vers le bien.

La pratique montre aussi combien les amis comptent : on ne porte pas seul un mauvais rêve.

La hatavat halom montre comment le judaïsme aborde les mauvais rêves : sérieusement, mais sans peur, et avec les autres. Sur Dreamkin, les lectures juives des rêves troublants mentionnent cette pratique. Pour le texte exact et son application, consultez un rabbin.

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