Santería

Ogún

L'orisha du fer, du travail et du chemin que l'on dégage.

Ogún est l'orisha du fer, des outils, du travail et de la forêt. Il dégage le chemin, littéralement avec sa machette, et représente la force, la persévérance et le savoir-faire.

Ogún fait partie des Guerreros, les guerriers que beaucoup de gens reçoivent comme l'un des premiers pas dans la Santería, avec Elegguá, Ochosi et Osun. On le représente souvent dans un chaudron de fer avec des outils, et ses couleurs sont le vert et le noir. À Cuba, il est associé à saint Pierre ou à saint Jacques. Dans la tradition yoruba, il est la divinité des forgerons, des chasseurs, des soldats et aujourd'hui aussi des chauffeurs et de tous ceux qui travaillent avec le métal et les machines.

Un patakí connu raconte comment Ogún se retira en colère dans la forêt après un conflit, et ne fut ramené que par Ochún, avec du miel et de la danse. Le récit montre les deux côtés d'Ogún : une force infatigable et une colère qui peut tout arrêter. Un rêve d'outils, de fer, de chaudron, de machette ou de chemin qu'on dégage se lit à cette lumière, comme la force de persévérer, ou comme la question de savoir si la colère gêne votre travail.

Au Nigeria, Ogún est pris si au sérieux aujourd'hui encore que dans les tribunaux traditionnels on peut jurer sur le fer, et il est considéré comme le protecteur de tous ceux qui travaillent le fer, des forgerons aux mécaniciens. Dans la Santería, c'est aussi l'orisha qui dégage le chemin pour les autres orishas, avec Elegguá, qui ouvre la route.

Les rêves d'outils, de fer, de couteaux ou d'un chemin qu'on dégage sont parfois reliés à Ogún dans la Santería. Là aussi : l'orisha qui parle se détermine dans la tradition par la divination.

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