Oyá
L'orisha du vent, de la tempête et du changement, gardienne de la porte du cimetière.
Oyá est l'orisha du vent, des tempêtes et du changement soudain. Elle est aussi liée à la porte du cimetière et au passage entre la vie et la mort.
Oyá est une guerrière et l'une des rares orishas féminines qui partent elles-mêmes au combat dans les patakí, souvent aux côtés de Changó, qu'elle a épousé. Elle commande le vent, le tourbillon et aussi la foudre, et on la représente avec un chasse-mouches en crin de cheval, l'iruke, et parfois une épée. Son nombre est le neuf et ses couleurs sont le bordeaux ou les multiples couleurs, comme celles du marché, qui relève aussi de sa garde. À Cuba, elle est associée à la Virgen de la Candelaria et à sainte Thérèse.
Comme gardienne de la porte du cimetière, Oyá accompagne le passage entre la vie et la mort, et elle est en lien étroit avec les egun. C'est pourquoi elle est liée non seulement à la tempête, mais aussi à l'adieu et à la transformation : elle balaie ce qui est vieux, pour que le neuf puisse venir. Un rêve de tourbillon, de marché ou de porte de cimetière se lit à cette lumière.
Dans la tradition yoruba, Oyá est aussi la déesse du fleuve Niger, appelé Odò Oya en yoruba. Les patakí racontent qu'elle goûta le secret du feu de Changó et obtint ainsi la foudre, et qu'elle, contrairement à Changó, n'a pas peur des morts. Ceux qui la connaissent la disent l'une des orishas les plus puissantes : douce comme une brise, farouche comme une tempête.
Les rêves de tempêtes, de vent fort ou de cimetières sont parfois reliés à Oyá dans la Santería. La tradition lit de telles images comme un changement déjà en cours, et laisse la conclusion à la divination.
Termes liés
- Orisha Les forces de la Santería, chacune avec son domaine et ses images.
- Aché La force qui fait advenir les choses : force vitale, capacité et passage.
- Egun Les ancêtres, constamment présents et souvent visibles en rêve.
- Orí La tête comme siège de la conscience et de la destinée.
- Diloggún La divination par les cauris ; la façon dont la tradition répond aux questions.
- Padrino et madrina Le parrain ou la marraine initiés qui vous guident au sein d'une maison.
- Regla de Ocha Le nom que la tradition se donne elle-même, à côté de Santería.
- Bóveda Le lieu, à la maison, où l'on se souvient des ancêtres.
- Yemayá L'orisha de la mer et de la maternité.
- Ochún L'orisha de l'eau douce, de l'amour et de l'estime de soi.
- Changó L'orisha du tonnerre, du feu et de la danse.
- Ogún L'orisha du fer, du travail et du chemin que l'on dégage.
- Elegguá L'orisha du carrefour, des chemins et des commencements : il ouvre et ferme les voies.